Les échecs me rendent heureux

Dans cette période compliquée, j’avais envie de partager avec vous quelques unes de mes pensées actuelles, anecdotes et au fond ma joie. Cela fait environ trente ans que je joue aux échecs et une quinzaine d’années que je fais de l’animation.

La semaine dernière, lors d’un cours particulier, une petite de 6 ans que j’initie au jeu me dit lorsque je lui explique le mat du couloir. « C’est le mat de la barrière »

Mais oui ! Il aurait été judicieux de l’appeler comme cela. C’est très parlant. Chouette !

Pas plus tard qu’aujourd’hui, dans un centre pénitentiaire où l’activité échecs connaît un beau succès, deux détenus viennent me voir : « Monsieur, j’ai toujours eu envie d’apprendre à jouer. Comment je fais pour m’inscrire ? ». Et cela m’arrive quasiment toutes les semaines. Chouette !

Régulièrement, je reçois des copies d’écran d’un détenu passionné qui a été libéré. Celui-ci joue en ligne et obtient de beaux résultats sur chess.com en bullet. Chouette !

En surfant, sur le site de Valois échecs, je découvre le bulletin du club : le rendez-vous des échecs.

Bon boulot ! Ca sent la passion et cela peut être utile aux autres clubs. Moi le premier vais en télécharger. Chouette !

Au passage, un grand coup de chapeau à Frédéric Veber, président de Valois échecs pour notamment son investissement dans le développement web. En un temps record, il a acquis beaucoup de connaissances et compétences. J’en suis encore stupéfait. Chouette !

Dans cette période compliquée, j’ai appris avec tristesse le décès de John Gibson. John m’avait raconté comment il avait appris à jouer aux échecs. C’était pendant la guerre, lorsqu’il était enfant. A la ferme de ses parents en Ecosse, y travaillait un soldat allemand prisonnier. C’est ce soldat qui lui apprit. Pendant une période autrement plus compliquée que celle que nous vivons, j’imagine John enfant et ce soldat partageant un moment de paix sur un échiquier où pourtant le combat fait rage.

Pour moi, John était « un highlander », un combattant loyal, un modèle de fighting-spirit. Quand je pense à lui, je pense souvent au film « Braveheart » avec un autre Gibson, australien celui-là. Be careful, fallait pas lui dire qu’il était anglais à John 🙂

Un jour, avant une partie, j’entendis un joueur face à John lui dire : « Bonne chance ! ».

John répliqua immédiatement : « Je n’en ai pas besoin. »

Cette réplique ne signifiait pas que John se prenait pour un génie mais juste qu’il allait se battre quoiqu’il arrive et que ça, ça ne dépendait que de lui. Alors la chance… Elle n’avait rien à voir là-dedans.

Bonne partie John ! Là-haut, là-haut, au dessus des highlands.

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